Un mot pour le dire : Illusion

Publié le par Ma Cocotte

Digression sur un mot : aujourd'hui,

 

ILLUSION n.f.

(latin illusio, de illudere, se jouer de).

 

1. Interprétation erronée d'une donnée sensorielle. Le mirage est une illusion de la vue.

Illusion d'optique : erreur relative à la forme, aux dimensions, à la couleur des objets.

  • Illusion optico-géométrique : erreur de la perception visuelle de figures géométriques se manifestant chez tous les individus par une surestimation ou une sous-estimation systématiques de longueur, de surface, de direction ou d'incurvation (illusions de Delboeuf – un cercle identique inscrit dans un autre cercle apparaît plus grand -, d'Oppel-Kundt, du trapèze, de Müller-Lyer – suivant la disposition de l'empennage de flèches, des segments égaux semblent de différentes longueurs -, etc.), des angles, etc.

  •  



2. Erreur de l'esprit ; croyance fausse, erronée. Se nourrir d'illusions.

Se faire des illusions : nourrir des espérances chimériques.

- Faire illusion : donner de soi une apparence flatteuse.

(In Le Petit Larousse Illustré, 1999).

 

Ai-je interprété une donnée sensorielle de façon erronée ? Oui.

Mon esprit s'est-il fourvoyé ? Oui.

Me suis-je fait des illusions ? Oui.

 

Mais c'était si bon. Le temps d'une journée, mon cœur a battu la chamade, j'ai marché un mètre au-dessus du sol et je me suis sentie légère, si légère, enthousiaste, emplie d'espoir et de sourires.

 

Et tout cela grâce à qui ? Grâce aux éditions Léo Scheer.

 

Il faut que je l'avoue et que je le confesse : quand, ce matin-là, ouvrant par hasard (mais ça n'existe pas, le hasard) le module de statistiques d'Over-blog, mon regard achoppe, comme retenu et une adresse de site me saute littéralement aux yeux :

Quelqu'un est venu visiter mon blog en provenance du site des éditions Léo Scheer.

 

Je la connais, cette maison d'édition. Peut-être pas vous ? Si vous aimez l'auteur François Weyerganz, vous apprendrez à la connaître aussi.

J'aime bien lire François Weyerganz, c'est ainsi.

 

Que se passe-t-il alors dans mon esprit ?

 

Je ne suis qu'écrivaillonne et rimailleuse, sans ambition de publication mais avec celle de toujours améliorer mon écriture. Il m'a fallu du temps pour les publier sur ce blog, mes petits écrits.

A mon sens, les plus importants sont mes nouvelles, mes poèmes et mes articles sur les œuvres d'art.

 

Or, il se trouve que les domaines d'édition privilégiés des éditions Léo Scheer, ce sont les arts et la littérature.

 

D'abord, je me questionne. Comment ont-ils bien pu arriver sur mon humble blog ???

Je clique sur le lien mais zut et crotte de bique à ressort, j'arrive sur un formulaire avec mot de passe.

 

Je reste dubitative devant mon écran, sirotant mon premier café matinal.

Et si ... ?

 

Non...

 

Oui, mais... et si ?

 

Mon imaginaire s'embrase et en trois secondes cinq je me vois déjà en haut de l'affiche. Je suis partagée entre espoir, désir et retour à la réalité.

Ça me plaît de me faire ce genre d'illusions. Bien sûr que oui, pourquoi mentir ?

 

Si j'écris, c'est aussi pour partager. Donc, quelque part, le rêve ultime, c'est la publication « pour de vrai » par une « vraie » maison d'édition.

 

Que ceux qui écrivent me jettent la première bouteille d'encre s'ils l'osent !

 

La petite fille assoupie en moi s'est réveillée, espérant que ce Père Noël qui jamais ne l'avait visitée vienne enfin se matérialiser sous le couvert de cet événement... Pff... Ben c'est confirmé, pour sûr, il n'existe même pas, le Père Noël.

 

Alors je me suis fendue d'un petit courriel... "Bonjour... patati, patata... pas d'ambition de publication... patati, patata... Juste le souhait d'avoir votre avis de lecteur professionnel... patati, patata."

 

Oui, ça, ce ne sont pas des illusions et ça, je le voudrais vraiment.

Une critique constructive et dénuée d'affect sur mes productions d'écrivaillonne rimailleuse afin que je puisse m'améliorer.

 

Ce matin, je retourne sur le module de statistiques d'Over-blog et je découvre un nouveau lien des éditions Léo Scheer.

 

J'aboutis sur un fil de commentaires.

 

Enfin, je vais savoir comment c'est fait la jonction entre eux et mon blog.

 

Et je trouve.

 

Le soleil n'en brille pas moins et mon humour, mon goût pour l'auto dérision me permet de garder le sourire.

 

Oh ce ne sont pas mes écrits. Oh non... Ce n'est pas cela.

Apparemment, les commentateurs, sur le blog du site, ont coutume d'illustrer leurs propos d'un lien vers une illustration.

 

L'un d'eux à utiliser le « rêve » et mis un lien vers l'article sur Chagall que j'ai écrit.

 

Pas pour le texte, non.

 

Pour l'illustration.

 

Et là je ris...

 

Je tiens donc très officiellement à remercier les éditions Léo Scheer et le commentateur qui a mis le lien vers mon blog pour cette très belle journée de rêveries et d'illusions...

 

Oubliez mon courriel, du coup, il ne sert plus de rien.

 

Mieux vaut lire Weyerganz que Ma Cocotte ! Y a pas photo !

 





Illustration trouvée ICI.

Publié dans Des mots & des maux

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Seb 15/04/2009 22:34

Non non c'est très bon ce que tu fais. Enfin, moi... J'adore j'adore j'adore !

Ma Cocotte 16/04/2009 07:17


Merci Viking !
Tu sais, le monsieur dont tu m'as parlé, il m'a envoyé trois courriels : des logorrhées de méchancetés. Il doit être très malheureux, ce monsieur. Puis il me juge et me condamne sans me connaître.
Beurk.


Quichottine :0010: 15/04/2009 14:29

Tu as raison, illusion.Pourtant, cela veut dire que quelqu'un a vu ton billet, même s'il n'en a pris que l'image.En tout cas, je viens d'aller faire un tour chez eux, c'est rigolo.Tu as vu ? Tu peux même mettre un manuscrit en ligne.Là, je me marre un peu. Une façon pour eux de voir si le bouquin aurait du succès, avant même de l'imprimer ?Leur comité de lecture, c'est nous ?

Ma Cocotte 15/04/2009 18:10


En quelque sorte, j'imagine, ce qui ne me choque pas. Ca correspond à l'évolution subie de toutes parts par l'influence d'Internet : la prise en compte de la
majorité soilencieuse qui enfin s'exprime. Je ne suis pas contrariée par le fonctionnement de cette maison d'édition, en fait.