Glop ! Pas Glop !

[Mise à jour : 28 juin 2009.]

[mise à jour : 8 septembre 2010]

Glop !

* Lire ce que j'ai écrit il y a un an. J'ai vécu alors ce que j'avais à vivre. Aujourd'hui, j'aime à nouveau, depuis quelques mois et j'aime aimer cet homme-là. Il est vrai comme tout ce que nous partageons.  je l'ai dit souvent : le bonheur n'a rien à dire, il se contente de vivre.

Il y a un an, j'écrivais ceci : "Pleurer des rivières le dimanche, persuadée que l'amour c'est bon pour les autres, jamais pour moi et sourire le lundi, quand le jour se lève et que tout est permis, même un sourire d'espoir. Se dire alors que ce qui doit être sera et que rien ne sert de lutter contre la marée, il faut juste se laisser porter par le courant. Savourer cet instant où tout paraît possible même l'improbable comme entendre le téléphone sonner à nouveau... un jour."

*Regarder mes petits dormir… ou les serrer fort dans mes bras… ou juste être là, avec eux…

 

* Voir un écureuil roux traverser la rue... juste devant la voiture.


* Voir pour la première fois une hirondelle de près... parce qu'on a succombé aux yeux embués de Mamie... "Oh non... tu vas pas le détruire : j'ai toujours rêvé d'avoir un nid d'hirondelle sous mon toit, moi. Ca porte bonheur."


* Le soir, se délecter en réglant le réveil dix minutes en avance et le lendemain matin, goûter le plaisir d’appuyer sur le réveil pour qu'il sonne un peu plus tard... et rêvasser.


* Le goût des glaces à l'italienne, assis sur le sable, face au soleil couchant, la mer... juste le cri des mouettes et le ressac... et l'absence de sons humains...


*Voir à la webcam le bébé nouveau-né de son amie qui vit si loin et se sentir plus proche...


*Tremper le pain frais et croquant dans un verre de cidre bouché. Ca picote la langue. Délice.


*Traverser en dehors des passages piétons pour voir si quelqu'un s'arrête...


*Partager une pizza et une bouteille de rosé avec une copine et papoter jusqu'à pas d'heure.

 

*Sentir la force de la nature traverser le bitume, après l’orage. Le parfum de l’humus.

 

*Se perdre dans la contemplation des nuages.

 

*Marcher sous la pluie.

 

*Aller à la plage l’hiver, aussi lors des tempêtes. S’assurer que toujours les forces de la nature resteront  au-delà de la folie des hommes.

 

*Cueillir des coquillages.

 

*S’endormir dans l’herbe, bercée par le chuchotis des arbres complices…


*Boire un café en terrasse, l'été, quand il fait beau.

 

*La mer, le bateau, la pêche, les maquereaux...

 

*Son bras sur mon bras au temps du sommeil

Ca, c'est fait !!!

(Dans la liste des choses à faire avant de mourir)
* Tatouer mon corps.
* Faire de la moto. Ne faire qu'un avec lui et la moto et rouler à 200 km/h. sur l'autoroute et vivre vite, pleinement.
* Faire du kart.
* Faire du jardinage le sourire aux lèvres.
* Retrouver le plaisir de cuisiner pour ma nichée.


Pas glop !


* En pleine nuit, être réveillée par la sensation aigue d'avoir entendu des pas dans l'escalier. Se demander s'il y a quelqu'un derrière la porte de l'appartement... frousser à mort...

 

*Nettoyer les déjections d'hirondelles du nid à l'extérieur de la fenêtre du salon. Beurk.


*Deviner la tristesse balayer le regard de ma fille et ne rien pouvoir dire, ne rien pouvoir faire pour apaiser son chagrin.


*Vider le frigo pour compenser un manque affectif et se haïr dans la minute qui suit.


*La télé poubelle... ces émissions de déballage, cette intrusion dans l'intimité... Non... En fait, il s'agit de l'expulsion de l'intimité dans la sphère publique... à creuser, ça.


*S'installer à son poste de travail et se dire : "Mais qu'est-ce que je fais là ?"

 

*Au café, le matin, ne pas pouvoir en placer une parce qu’une autre monopolise la conversation. Finalement se taire. 

 

*Voir un adulte se passer les nerfs sur un enfant. S’interposer. Canaliser sur soi la violence de l’adulte en sachant pertinemment que cela ne sert à rien…

 

*Ne pas réussir à se faire comprendre et en avoir conscience.

 

*Ne plus être maître de mon corps à 100 % depuis cet accident.