Un tableau, une question : Corot, la réponse.

Publié le par Ma Cocotte

corot chevrierLa réponse.

(la question est ICI)

 

« La lumière est jaune-orangé, c'est la lumière du soleil qui se couche. Ce tableau a un autre titre, qui est Effet de soleil couchant. »

 

Et pourtant c'est à l'aube que l'envie m'est venue d'illustrer mes vagabondages matinaux d'un tableau à la lumière indescriptible, lumineuse sans être aveuglante. Une lumière qui vous entraînerait vers la fin du jour.

Ce jour-là m'était difficile, je m'en souviens. J'en avais assez de la solitude même si je la savais temporaire. Réveillée à l'aurore par l'absence de l'autre, cette main qui cherche le contact, la peau, la chaleur et qui ne trouve rien.

Je regardais les premières lueurs du jour naître devant moi, assise sur le muret, sirotant le tout premier café. Du silence immobile vinrent quelques pépiements de joie. Un à un les oiseaux m'ont donné le sourire. Si simple d'être heureux juste parce que le jour renaît. Je cherchais des mots à poser sur ces couleurs changeantes.

Si j'avais voulu décrire cette aurore, qu'aurais-je bien pu écrire ? Pas de mot pour peindre ces teintes irisées et mouvantes, cette lumière diffuse et vivante à la fois.

Sur mon muret je souriais. Le souvenir m'est venu d'un tableau. Un petit homme assis sur un rocher, des grands arbres et puis comme un tunnel de lumière qui m'entraîne en avant, qui donne vraiment envie de plonger dans le tableau. Partir en promenade sur ces collines désertes.

Sourire. Je reviens vite avec mon ordinateur et là, sur mon muret, jetant souvent un œil au spectacle son et lumière de ce nouveau jour, je surfe et surfe encore jusqu'à ce que je le retrouve, ce tableau. Et le peintre aussi. J'avais oublié son nom.

Camille Corot. Oui, moi je dis Camille.

Le Chevrier italien ou Effet de soleil couchant.

 

Article composé avec l'aide de « Une année au musée par Olivia Barbet-Massin et Caroline Larroche aux éditions Mango. Merci.

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galet 03/10/2010 13:41



Que voilà une réponse documentée ! Mais où es-tu donc pour avoir siroté ton premier café dehors ? Ici, en Finistère, il eut fallu le grand parapluie rouge de Bécassine pour empêcher le café de
"s'allonger" !



Ma Cocotte 03/10/2010 20:27



*rire* c'est un souvenir, d'un jour d'été. Aujourd'hui, dans mon bocage, les gouttières ont débordé et à chaque heure du jour on a pu dire : "tiens... y
r'pleut"