Quand les CRS nous donnent une leçon de solidarité.

Publié le par Ma Cocotte

crs

Au top 10 des métiers, CRS n'arrive pas en tête ou alors c'est une vocation innée de l'ordre de l'indicible. Tiens, ça m'intéresserait de savoir ce qui motive les gens à devenir CRS.

CRS Compagnie Républicaine de Sécurité.

CRS. Pas de droit de grève.

CRS. Devoir de réserve.

CRS. Aux ordres.

Sauf que lorsque le gouvernement annonce qu'il va fermer deux compagnies de CRS, celui qui d'habitude lutte contre les manifestants se retrouve dans le rôle de l'arroseur arrosé.

Seulement voilà. CRS fonctionnaire obéissant. Pas de droit de grève, juste le devoir de réserve.

Alors chaque homme et/ou femme de chaque compagnie française se prend en main. Arrêt de travail et grève de la faim pour les policiers des compagnies et manifestations dans la rue pour les familles, les amis.

Refus d'escorter un tel, technique de l'ours en hibernation au fin fond de sa caverne.

Pendant ce temps-là, la chaîne publique numéro 2 diffuse un reportage sur la fermeture de la caserne de Laval. Ah les braves militaires. C'est pas comme les CRS, eux. Ils ne sont pas en arrêt de travail ou en grève, eux. Ce sont de braves garçons qui ne se plaignent pas. Pas comme les habitants de Laval qui risquent d'en crever un peu plus vite économiquement. Combien d'enfants quittent les écoles, combien de logements libérés, j'en passe et des meilleures. (Notons en passant la "concommitence" entre le reportage sur les militaires déplacés et ceux sur les CRS. Ca fait un peu suspect, quand même, du côté de l'indépendance de la "presse" télévisuelle)

Vous allez me dire, comme l'a dit le militaire à la télé : c'est inhérent au métier ma bonne dame. En s'engageant, on signe un contrat qui stipule qu'à tout moment un militaire peut être envoyé à pétaouchnok. Y a rien à dire. Vilains CRS qui osent se plaindre !!! Même s'ils ne sont pas militaires mais civils et partie intégrante de la police nationale, n'oublions pas que leur devise est « Servir » et que la mobilité fait partie de leur fonction première.

Et l'inimaginable arrive !!! Quand des milliers de gens, voire plus, défilent dans la rue pour dire non d'une part à la réforme des retraites et d'autre part à la situation économique globale, notre président clame : « La Rue ne fera pas la loi. » mais quand les CRS disent non à la fermeture de deux compagnies, le gouvernement du même président, via Brice Hortefeux, stoppe le processus de fermeture.

Vous allez me dire : « Ah oui ma bonne dame mais le gouvernement a besoin des CRS... »

Ah oui ? Parce qu'il n'a pas besoin de vous, citoyens ?

Un gouvernement sans peuple c'est comme un peuple sans gouvernement, ça ne donne rien. Voyez la Belgique. Sans institution, un pays stagne, régresse, l'anarchie n'est pas loin car se contenter d'expédier les affaires courantes, ce n'est pas gouverner, ça, c'est reculer pour mieux sombrer.

Un gouvernement sans peuple, c'est quoi ? Rien.

Bref. Apprenons, prenons exemple sur les CRS.

Soyons solidaires. Ne soyons plus tièdes ni timides.

Redescendons tous dans la rue, familles entières, toutes générations confondues, invitons nos amis, nos voisins et cette fois-ci, ça marchera.

C'est possible puisque les CRS ont réussi, non ?

En ce beau 1er février, ça me fait mal de le dire mais l'espoir revient. Quelle ironie que cela me vienne des CRS...

Publié dans Vu - lu - entendu...

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