De la critique constructive

Publié le par Ma Cocotte

Chausey octobre 2011 215

Samedi. Matin. Levée tôt, rêvasseuse. Pianoté sur le web. Découvert l'un de mes textes publié sur « Chevalier des Touches ». M'en fiche qu'il n'y ait pas de censure, pas de choix, pas encore de commentaire. C'est un sourire matinal.

 

Des commentaires, j'en ai mais jamais comme je les voudrais. Je voudrais de la critique constructive. J'aimerais que l'on me dise : à cet endroit, j'ai perdu le fil. La continuité n'est pas respectée. Tu utilises plusieurs fois ce mot, c'est volontaire ? J'ai pas bien compris ton personnage, là... pourquoi il agit comme ça, ça ne colle pas avec le contexte psychologique dans lequel tu l'as présenté.

 

Pour progresser. Il me faut vos regards critiques et constructifs.

C'est la pensée qui m'a traversée en relisant ce texte.

Trop frais encore pour ne plus m'appartenir, pour le lire sans l'affect que j'y pose.

En parcourant ce court texte, je me revois écrire, effacer et écrire à nouveau. Tout abandonner, mauvaise idée. Puis je vois mon doigt actionner le bouton on/off de la radio vintage de la cuisine.

La voix de Cali.

La chanson.

Une voiture passe dans la rue.

Et là, le film s'imprime dans mon cerveau, court-métrage triste.

Après j'écris.

Ce midi-là, on a mangé des sandwiches.

 

Photo n'ayant qu'un seul lien, celui de mes rêvasseries. îles Chausey, octobre 2011.

Publié dans Vu - lu - entendu...

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Ren 12/02/2013 11:15


oui, la critique constructive, est utile, justement parce qu'avec un regard  extérieur, elle  aide souvent à y voir plus clair...


 


dans mes textes ( finissant par  ( RC ), 
je suis  preneur


 


en particulier  si ça  me permet de rebondir...


 


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Adrienne 04/11/2011 06:43



pareil pour moi :-) comme Daniel j'arrive de chez le Chevalier des touches et j'avais envie de faire un peu mieux connaissance...


on se retient toujours de dire des choses qui pourraient paraître "des critiques" et c'est vrai que c'est dommage si l'auteur du texte est prêt à les recevoir pour s'améliorer (c'est mon cas
aussi, nous avons d'ailleurs plus d'une chose en commun, à ce que je vois ;-))


alors si j'ai des remarsues à faire, peut-être qu'ici j'oserai... mais à charge de revanche, comme on dit ;-)


bon déménagement!



daniel 25/10/2011 20:10



Bonjour,


J'ai lu ton texte sur le site Chevalier des touches. Comme je l'ai beaucoup aimé, j'ai voulu en savoir plus sur son auteur et j'ai abouti ici. 


J'ai bien compris ta demande d'une critique constructive, mais j'ai trouvé que le genre de critique que tu demandes ne convient pas sur l'autre site. J'aurais l'air méchant. Alors j'ai décidé de
laisser mon commentaire ici. 


Que ce soit clair et net pour commencer, je trouve que l'atmosphère de ton histoire est très bien rendu. C'est excellent. 


Mais, à ta demande, je vais soulever quelques points. 


La voix narrative de ton récit est d'abord une "elle", à partir du milieu ce "elle" devient un "je". Je ne sais pas si c'est voulu. Moi, ça me plaît comme ça, c'est un peu confondant, mais j'aime
quand c'est confondant. C'est comme si au début, la narratrice veut garder une distance avec ce qu'elle écrit, mais qu'en parlant elle se laisse prendre par l'émotion. 


Dans le premier paragraphe, "les essuies-glaces semblent ponctuer en rythme la chanson". Je crois qu'il aurait été préférable d'écrire "semblent rythmer la chanson".


Ensuite la phrase "le silence n'étouffe que ses propres pensées". Cela m'a donné l'impression que c'est le silence qui a des pensées. 


Ce n'est pas facile de faire une critique constructive. C'est plus facile de se contenter de dire qu'on aime ou qu'on n'aime pas. Les profs peuvent avoir l'expérience de ce genre de chose, mais
je ne suis pas prof. 


 


 


 


 



Ma Cocotte 26/10/2011 18:13



Bonjour et merci, Daniel.


J'ai relu et oui "en rythme" est de trop. A voix haute, la phrase passe beaucoup mieux. Je dois surveiller mon envie d'être très précise, donc parfois trop :s


Sinon, le passage au "je" est voulu. Je l'ai d'abord écrit sur le mode narratif et je trouvais cela plat. Ca ne rendait pas le caractère intimiste de l'habitacle si petit pour le personnage qui
étouffe. Le passage au "je" donne un effet passage en caméra suggestive, juste quand la ritournelle lui fait prendre conscience qu'elle ne peut plus vivre de la même façon.


Je suis en cours de rattrapage des consignes Chevalier des Touches. Certaines me donnent du mal et j'aime ça :)