Partager l'article ! Poème : Je suis là, maman...: Je suis là, maman... Chut, respire, ne parle pas, je suis là, maman... Je tiens ...
Je suis là, maman...
Chut, respire, ne parle pas, je suis là, maman...
Je tiens ta main comme autrefois tu caressais
La mienne... tendrement, comme toi au temps passé
Et aujourd'hui, c'est ma main qui t'apaise, maman
Chut, ne dis rien, repose-toi, ne dis rien, maman,
Laisse-moi te chuchoter, laisse-moi te raconter,
Comme toi au temps passé tu me racontais ces
Drôles d'histoires, chaque soir, tu te souviens, maman ?
Nous étions toi et moi, comme ce soir, tendrement
Installées dans mon petit lit et tu lisais
Ces contes de princes charmants ou bien d'ogres affamés
De peur ou de plaisir, je t'écoutais, maman
Et quand, malade, je pleurais dans la nuit : maman !
Tu étais toujours là et ta voix m'endormait
Blottie dans tes bras, je t'écoutais, rassurée,
C'était toi et moi pour toujours, tu sais, maman...
Chut, respire, ne parle pas, je suis là, maman...
Je tiens ta main comme autrefois tu caressais
La mienne... tendrement, comme toi au temps passé
Et aujourd'hui c'est ma main qui t'apaise, maman
(c) Coquecigrues-billevesées. Si vous souhaitez copier ce texte, contactez-moi par commentaire, merci (ou au moins citez mon blog :)).
Aux premières parutions de ce blog, j'ai reçu un message. Une lectrice me demandait d'écrire un poème particulier, un poème à offrir à sa mère malade. En lisant cette demande particulière, je me suis dit que je ne pourrais pas, que ce serait au-dessus de mes forces autant que de mes compétences d'écrivaillonne. Et pourtant... Depuis des semaines, cette requête me hante et me blesse. J'ai parfois jeté quelques idées sur un fichier « poème en attente ». Je l'ai abandonné, j'y suis revenu. Au final, j'ai pris sur moi et j'ai écrit. Je remercie ici cette lectrice.
Ce poème est très beau...
Je n'aurais pas pu l'écrire, mais j'ai rêvé bien souvent de pouvoir le dire...
Seulement c'est trop tard.
Bonne nuit à toi.
Merci Quichottine.
Merci Nejla