Saints et dictons du 15 juillet

Publié le par Ma Cocotte

« Jamais en juillet sécheresse n'a causé la moindre détresse. »


Jacques de Nisibe
, Saint, évêque de Nisibe, en Mésopotamie ( 350).

Ascète célèbre, il fut le maître spirituel de saint Ephrem. Devenu évêque, il fonda l'Eglise de Nisibe (Nusaybin, au sud-est de la Turquie). Saint Athanase d'Alexandrie loua son zèle ardent à combattre l'arianisme.

« Si la Saint Jacques est serein, l'hiver sera dur et chagrin. »


Angeline
ou Angelina de Corbara, Bienheureuse, tiers ordre régulier de saint François ( 1435).

Angelina de Corbara, de Monte Giove, de Marciano, de Foligno. Mariée de force, elle s'entendit avec son mari pour conserver sa virginité et distribuer des biens aux pauvres. A la mort de celui-ci, elle prit l'habit du tiers ordre de saint François et établi avec plusieurs jeunes filles de condition des maisons dans la région des Abruzzes. Bannie du royaume de Naples, elle érigea le monastère Sainte Anne à Foligno en 1397. Cette fondation et d'autres sont à l'origine du tiers ordre régulier de saint François section féminine, institution approuvée par les papes Martin V et Eugène IV, trouvant sa forme définitive sous Léon X. Aprés une vie de charité et d'extases, Angélina mourut à Foligno en 1435.


Aubrin
, Saint, évêque de Lyon ( v. 870).

Saint Aubrin était un évêque auxiliaire du diocèse de Lyon qui naquit à Montbrison au milieu du 7e s. et qui se distingua par sa piété et ses hautes vertus notamment par sa charité. Les documents biographiques sur saint Aubrin sont peu nombreux, les archives de la collégiale Notre-Dame ayant été brûlées par les huguenots lors de la prise de Montbrison par le baron des Adrets. Selon les bollandistes saint Aubrin serait mort le 2 janvier, et son corps aurait été déposé derrière le grand autel de l'église Saint-André aujourd'hui disparue. Les anciens calendriers lyonnais rappellent son nom au 2 janvier et au 15 juillet. Cette dernière date serait celle de sa canonisation.


Bernard de Bade
, Bienheureux, margrave de Bade (Baden-Baden, 1428 - Moncalieri, Turin, 1458).

Petit fils du duc de Lorraine, il accepta à 18 ans les dignités impériales que l'empereur d'Allemagne lui conférait mais ce fut dans le dessein de servir ainsi l'Evangile. Il donna un tiers de sa fortune pour les pauvres, un autre pour l'Eglise. Dans le but de mieux remplir sa charge, il voyagea afin d'inciter les princes chrétiens à réagir, à la demande de l'empereur, à la suite de la prise de Constantinople par les infidèles en 1453. C'est au cours d'un de ces voyages qu'il meurt à Montpellier en 1458. Les miracles qui s'opérèrent sur sa tombe, incitèrent le pape Sixte IV à le déclarer bienheureux. Son culte est répandu en Lorraine.

Représenté en armure.


Bonaventure
(Jean) Fidenza (lat. Bonaventura), Saint, évêque et docteur de l’Eglise (Bagnorea, v.1218-1221 - Lyon, 1274-1275).

Avec saint Duns Scot et saint Thomas d'Aquin, il est l'un des 3 plus célèbres docteurs de la scolastique. Comme auteur spirituel, il est parmi les grands de tous les temps. Né à Bagno-Regio en Italie, fils de médecin, Jean Fisanza fut guéri d'une grave maladie quand sa mère fit un vœu à saint François qui venait d'être canonisé. On l'envoie étudier les lettres et les arts à l'Université de Paris. C'est là que, impressionné par l'exemple de l'un de ses maîtres, il entre chez les frères mineurs, à 22 ans, prenant le nom de Bonaventure. En 1257, il est élu ministre général de l'Ordre et se met à parcourir l'Europe. Il a fort à faire pour maintenir l'unité de cet Ordre devenu si grand, car il n'est pas simple de faire suivre à 35000 frères la règle de vie élaborée par saint François pour quelques disciples. Des aménagements s'imposent. Mais il sait allier la fermeté dans l'autorité et la compréhension à l'égard de tous ses frères, tout en demeurant d'une affectueuse humilité avec tous. En plus de sa charge, il mène de front une vie de prédicateur, d'enseignant et d'écrivain. Il se voit confier par le Pape des missions diplomatiques, en particulier pour le rapprochement avec l'Eglise grecque. En 1273, le pape Grégoire X le crée cardinal et le charge de préparer un second concile de Lyon. C'est dans cette ville que frère Bonaventure meurt en plein concile.

Représenté en habit cardinalice sur son froc franciscain, avec chapeau ; habit franciscain gris ou puce recouvert du pluvial ou habit cardinalice franciscain et chapeau rouge.

Attributs : ange, chapeau de cardinal suspendu au bras ou posé à terre ; croix surmontée d’un pélican qui s’ouvre la poitrine ; crucifix ;  livre ; mitre épiscopale ; ostensoir ; séraphins brodés sur les orfrois du pluvial.

Patron des coursiers, théologiens, porteurs, tisserands, des enfants de la ville de Lyon.

En 1756, on fête saint Bonaventure le 14 juillet et sa translation le 14 mars.


Donald
, Saint, abbé à Ogilvy, en Ecosse ( 7e s.).

Il naquit, vécut et mourut en Ecosse. Avant de mourir, sa femme lui avait recommandé de veiller sur leurs 9 filles. Quand elle mourut, les 9 filles décidèrent de se faire religieuses et saint Donald transforma sa maison en un couvent dont il devint le supérieur. On vit rarement, selon la tradition, une maison aussi fervente et un supérieur aussi bien soigné jusqu'à ses vieux jours. On fête aussi les Donovan.


Vladimir de Kiev
, Saint, Grand Prince de Kiev (v. 956 - 1015).

Vladimir était le plus jeune fils du prince de Kiev, Sviatoslav. Sa mère s'était convertie au christianisme, mais le jeune prince fut élevé dans le paganisme. En 980, il devint prince de Kiev, après avoir éliminé son frère aîné (qui avait lui-même assassiné un autre de leurs frères). Son alliance est alors sollicitée par les Bulgares, les Khazars, les Allemands et les Byzantins qui représentent les 4 religions de présence : l'islam, le judaisme, le christianisme latin et le christianisme byzantin. Vladimir, d'après la tradition, envoie alors des ambassadeurs recueillir de plus amples renseignements sur ces religions. L'islam des Bulgares respire la tristesse; les offices latins des allemands sont dépourvus de beauté. A Constantinople, la splendeur de la liturgie célébrée dans l'église Sainte Sophie, l'encens projeté vers le ciel par le balancement des lourds encensoirs, l'or des icônes, les hymnes célestes transportent d'enthousiasme les âmes slaves des envoyés du prince. Vladimir se fait donc baptiser, dans le Dniepr, avec tous ses sujets en 988 et reçoit pour épouse une princesse byzantine. Une évangélisation plus profonde du pays suivit rapidement. Scène dépeinte : peuple dans l’eau et prêtres byzantins sur la berge. On fête aussi les Volodia, Waldemar, Waldy, Wladimir.

Représenté en habit de prince russe, manteau et coiffe ronde bordés de fourrure ou manteau de fourrure.

Attribut : globe à la main.


En 1930, on fête saint Henri, aujourd’hui fêtée le 13 juillet.

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