Magyd Cherfi

Publié le par Ma Cocotte

 

Allez Zou, c’est parti !!!!!

 

 

Concert Magyd Cherfi.

 

Si vous ne le connaissez pas, j’ai honte pour vous. Y a un blog : « De page en page »  , écrit par une bibliothécaire, qui explique tout bien tout ce qu’il a écrit et tout et tout.

 

Je ne vais pas vous en parler ainsi. Je vais vous en parler à l’instinct, comme d’hab.

 

 

Tout à l'heure...

D’abord, je me souviens que je suis un coq… Bin oui, un coq pas convaincu vraiment mais un coq tout de même. Je regarde mon tél, j’ouvre le répertoire. J’appelle ? Je n’appelle pas ? Un Texto ?

 

Finalement, rien. Je ne fais rien. Je ne renonce pas, non, non, non… Je reporte à plus tard.  Pourquoi je le ferais ? Pour me prouver que si je veux, je peux ?

 

Si je veux, je peux. Voilà c’est fait.

 

Je n’ai rien à prouver, à personne. J’ai « ma place et tout ce qui va avec », comme le dit ma chanson préférée de Magyd Cherfi. Je n’ai rien volé, rien usurpé. Ce que j’ai, je me le dois, à mon travail, à mes désirs, à ma volonté.

 

Oui, je suis entière. Oui. Bin si je ne l’étais pas, si je n’avais pas cette volonté de fer, envers et contre tout et tous, si je n’y croyais pas, à l’amour absolu, à l’Absolu tout court, ma vie serait bien ordinaire, bien tiède, bien fade.

 

Je suis vivante.  Je n’ai rien à prouver, ni à moi-même, ni à vous, ni à lui, ni aux autres.

 

C’est forte de cette conviction profonde que je referme mon téléphone et que je décide de laisser la vie, cette garce-amie, de décider de m’offrir des lendemains vivants.

 

Pour l’instant, un seul objectif : les potes, la musique et puis c’est tout.

 

Il y a une rencontre avec Magyd Cherfi avant le concert alors on y va, bien sûr. Ce n’est pas tous les jours qu’on peut écouter « en vrai » un artiste parler de lui et de son œuvre.

 

Je vous offre une photo. Je ne sais pas si j’ai le droit de la publier. J’ai rogné le public mais j’ai laissé les deux dames. Après tout, c’est leur boulot. Elles ne vont pas me faire un procès. *Fou rire*

 



Rencontre avec Magyd Cherfi.



Donc, là, c’est le moment calme. On écoute. Chut.

 

Plusieurs sujets sont abordés. J’aime bien l’idée que l’exclusion n’ait pas de domaine réservé : racisme, violence, pauvreté…

 

Différence.

 

Dès que tu es plus dans le moule, t’assumes ou tu dégages.

 

J’aime bien ses nouvelles, à Magyd Cherfi. J’aime bien sa sincérité, la reconnaissance qu’il a de s’être trompé. La société idéale Black, Blanc, Beur, elle n’existe pas, non. J’aime bien qu’il dise que c’est une erreur de vouloir mettre ses idoles à la gestion des affaires politiques. J’aime bien qu’il dise que l’écriture puisse être une thérapie et puis aussi que la Reconnaissance…

J'aime bien l'entendre parler de l'amour de ses parents pour leurs enfants. C'est beau, l'amour parental. Mouais.  

Ah… la Reconnaissance.

 

Il va vraiment falloir qu’un jour je vous parle de ma théorie du R.A.S.

 

La reconnaissance publique apaise les blessures intimes.

 

Si l’on pose son ego sur la page ou si on le chante, ce n’est peut-être pas par exhibitionnisme. Non. C’est peut-être juste pour obtenir cette Reconnaissance d’avoir été blessé et que l’amour apaise ces blessures…

 

Parfois la blessure est si profonde qu’il faut cette reconnaissance publique pour la suturer. Et encore...

 

Et puis être utile. Et puis laisser une trace pour avoir existé…

 

« Ecrire pour entrer en utilité. » J’ai lu ça quelque part. C’est de lui.

 

Chacun son combat, chacun son poing levé.

 

Le mien, ce sont les enfants. Je milite chaque jour,  dans mon travail, dans ma vie, je lutte pour que les enfants blessés soient consolés.

 

Qu’ils soient beurs, français, roms, pas français, blacks, jaunes, exclus de la culture, exclus de l’éducation, isolés, enclavés dans la peur et l’ignorance, battus, pas battus, je lutte pour qu’ils aient tous, TOUS, accès à leur place.

 

Le simple fait de naître au monde devrait nous assurer le droit d’avoir notre place.

 

Chaque blessure nous en éloigne.

 

Voilà, a y est, ça, c’est dit, c’est fait.

 

 

Le concert !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Je n’y connais rien en musique.

 

Si j’ai envie de danser, je dis que j’aime. Et là, bazar de semoule, j’aurais dansé. Oh oui, j’aurais dansé. Mais bon, y avait des sièges. Le public provincial, je l’ai trouvé chaud. Ça rit, ça remue des épaules et ça applaudit du feu de dieu. Si y avait pas eu les sièges, on aurait tous dansé. Pff…

 

Faut dire que les organisateurs, ils ont dû avoir les miquettes grave. Je ne suis jamais allée à un concert privé.

 

Bin là, je pense que je peux le dire : je suis allée à un concert privé. La salle n’était pas remplie.

 

Ils étaient là, juste devant nous, les yeux dans les yeux … Euh… Dans les miens !!!!!!!!!!!!!!!!

 

Lol ! Bien sûr que je sais bien qu’il n’a pas vu mes yeux mais bon…

 

« Magyd ? Si tu lis ça, je te le dis : sous le charme !!! Nous étions sous le charme !!! Et alors quand tu tiens ton jean du bout des doigts pour le relever un peu et esquisser des pas de danse… Mmm…. Tu n’imagines pas…

Bon ok, j’arrête.

Merci, Magyd Cherfi, à toi et ton groupe, de vous être donnés pour nous comme pour un concert de 100 000 personnes. »

 

Tiens, je te bizouille ici puisque je l’ai pas fait là-bas.

 

Alors ils causent tous de « maturité », de « sérénité »… Ouais, ouais, ouais…

 

N’empêche que le combat continue.

 

On le sent dans ses textes. Et il FAUT que les poings continuent de se lever, même s’ils s’enrobent de mots policés, de poésie et de douceur.

 

Voili, voilou… Ma Cocotte ne s’ennuie pas et sa vie est trépidante !!!!




 

 

 

 Les éditions Actes sud publient Magyd Cherfi

Publié dans Vu - lu - entendu...

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Commenter cet article

Quichottine :0010: 04/05/2008 09:59

Cool ! c'était une bonne idée !

Quichottine :0010: 03/05/2008 14:01

Ben j'espère que lui les lira, tes lignes ! Tu devrais aller laisser ton lien sur leur site, en disant que tu as écrit sur lui...

Gros bisous, toi, c'est une belle profession de foi.

Ma Cocotte 03/05/2008 14:14


Et ça recommence le bug des comm... grrrrr

donc, j'écrivais : "J'ai laissé un petit mail ;)"